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Aides de l'Assurance Maladie : jusqu'à 70 %

Traiteur

Le document unique de votre traiteur, prêt en 10 minutes.

Obligatoire dès le premier salarié, le document unique (DUERP) est aussi l'une des conditions pour que l'Assurance Maladie finance jusqu'à 70 % de votre matériel de prévention : rolls et chariots à niveau constant…

Sans document unique : jusqu'à 4 000 € d'amende par salarié (article 48 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 · service-public.gouv.fr · Légifrance)

  • Vous voyez l'évaluation de vos risques avant de payer 49 € HT
  • Daté et à jour, comme l'Assurance Maladie le demande pour ses subventions
  • Risques tirés des fiches INRS de votre métier
  • Rédigé selon les articles R4121-1 à R4121-4 du Code du travail

Nous gardons l'entreprise que vous choisissez (nom, activité, adresse du siège, d'après le répertoire public des entreprises) pour pouvoir lui écrire par courrier au sujet de son document unique, 3 ans au plus. Vous pouvez vous y opposer à tout moment.

Jusqu'à 70 % de votre matériel financé par l'Assurance Maladie

Pour financer du matériel qui protège vos salariés, l'Assurance Maladie demande, parmi ses conditions, un document unique réalisé et à jour. Ce qu'elle peut financer pour un traiteur :

  • 70 % de votre achat pris en charge : prévention risques ergonomiquesRolls et chariots à niveau constant, diables monte-escaliers électriques, tables élévatrices motorisées, lave-verres avec osmoseur, monte-charges. Plafond : 25 000 € par type de dépense, 75 000 € au total sur 2024-2027. Conditions sur ameli.fr

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Aides accordées par votre caisse régionale (Carsat, Cramif ou CGSS), sur facture et dans la limite de ses budgets annuels : vérifiez les conditions en vigueur avant d'acheter. Tout comprendre : les subventions Prévention, métier par métier.

Ce que votre document doit couvrir

Les risques que l'on retrouve dans presque chaque traiteur, et qu'un contrôle vérifie en premier :

  • Chutes de plain-piedSol gras ou mouilléDéplacements rapides pendant le service, sol de cuisine et passage vers la salle
  • Horaires et fatigueRéceptions en soirée, week-ends et saisonPrestations le soir et le week-end, démontage et retour tard dans la nuit, journées très longues pendant la saison des mariages et les fêtes de fin d'année, horaires irréguliers d'une semaine à l'autre
  • ManutentionChargement et déchargement du matériel de réceptionCaisses isothermes, cantines, bacs gastro, vaisselle, tables, chaises et boissons portés du laboratoire au véhicule, puis du véhicule au lieu de réception, souvent sans aide, parfois par un escalier ou sur une pelouse

Voici ce que vous obtenez

Le document unique de Delcourt Réceptions, un traiteur fictive de 4 salariés, rédigé à partir de ses réponses : 20 risques de son métier, et le plan d'actions qui va avec.

Ouvrir l'exemple en pleine page · le télécharger en PDF

Un seul document, tout compris

Pour une entreprise de moins de 50 salariés, le plan d'actions fait partie du document unique : il n'y a pas de second document à acheter.

L'évaluation des risques

  • Chaque poste de travail de votre entreprise
  • Les risques de votre métier, classés par priorité
  • Les mesures que vous avez déjà prises
  • Les apprentis, saisonniers et nouveaux arrivants pris en compte

Le plan d'actions

  • Des actions concrètes, réalistes pour une petite équipe
  • Une échéance pour chacune, selon l'urgence
  • Qui s'en charge, et un ordre de coût
  • Daté et versionné, prêt à imprimer et signer
  • En tableur (Excel) aussi, pour suivre ce qui est fait

Ce que la loi demande, couvert et cité

Votre document ne repose pas sur un modèle : il s'appuie sur les textes qui s'imposent à votre entreprise, et cite pour chaque obligation l'article qui la fixe.

  • 239 articles du Code du travailClassés en 31 situations (apprenti mineur, travail de nuit, machines, chaleur, produits, manutention…) : le document reprend, noir sur blanc, les obligations qui vous concernent.
  • La convention collective de votre métierHôtels, cafés, restaurants (IDCC 1979) : ses règles de santé et de sécurité s'ajoutent à celles du Code.
  • Le règlement de sécurité incendie des établissements recevant du publicExtincteurs, alarme, consignes, vérifications et registre de sécurité, dès que vos clients entrent dans vos locaux.
  • Les recommandations de l'INRS pour votre métierPour repérer les risques et proposer des mesures qui ont fait leurs preuves, sans recopier les brochures : seuls vos risques y figurent.
  • Une version datée à conserver 40 ansComme la loi l'exige, à présenter à l'inspection du travail ou au médecin du travail.
  • Vous restez maître du documentVous voyez l'évaluation de vos risques avant de payer, et vous la corrigez en une phrase.

Comparez

Modèle Word ou ExcelConsultantTPE à jour
PrixGratuitPlusieurs centaines d'euros49 € HT
Votre tempsUne demi-journée ou plusUne visite, des rendez-vous10 minutes
Risques de votre métierÀ trouver seulOuiOui, avec les textes cités
Aides de l'Assurance MaladieÀ chercher seulSelon le consultantLe matériel finançable pour votre métier
Plan d'actions datéÀ rédiger seulOuiInclus
Voir avant de payerSans objetNonL'évaluation de vos risques
Quand vous voulezOuiSur rendez-vousOui, même le soir

Comment ça marche

  1. Vous trouvez votre entrepriseSon nom ou son SIREN suffit : nous retrouvons son activité et son adresse dans le répertoire des entreprises.
  2. On vous pose les questionsDes questions simples sur votre métier : 10 à 15 minutes, en plusieurs fois si vous voulez.
  3. On rédige le documentLes risques de votre entreprise, classés par priorité, et le plan d'actions daté qui en fait partie.
  4. Vous relisez, puis vous l'obtenezVous voyez gratuitement l'évaluation de vos risques et la corrigez en une phrase. Ensuite : 49 € HT pour le document complet, prêt à imprimer.

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Les risques d'un traiteur, poste par poste

Voici les risques que votre document unique doit évaluer dans un traiteur type, avec les mesures recommandées. Votre document reprend ceux qui concernent vraiment votre entreprise, d'après vos réponses.

Laboratoire

Préparation, cuisson, refroidissement, dressage des pièces et des plateaux, conditionnement

  • Chutes de plain-pied : sol gras ou mouillé Déplacements rapides pendant le service, sol de cuisine et passage vers la salle. Mesure : chaussures antidérapantes de type SRC (NF EN ISO 20345) fournies à toute l'équipe de cuisine, extras compris, nettoyage immédiat des projections au balai-raclette, siphons et caniveaux dégagés, récupérateur d'huile usagée pour la friteuse, sol antidérapant posé par un professionnel lors des prochains travaux.
  • Brûlures : fours, friteuse, plats chauds, remise en température sur place Cuisson au laboratoire, sortie des plats chauds du four, remise en température sur le lieu de réception (four, bain-marie, réchauds). Mesure : manches longues, poignées ou maniques pour saisir les plats, queues de casserole tournées vers l'intérieur, friteuse éloignée des points d'eau et des feux vifs, ne pas déplacer l'huile chaude, pelle à long manche et gants anti-chaleur pour le four à pizza.
  • Gestes répétitifs et postures : plans de travail, fours et station debout Plans trop hauts ou trop bas, four au ras du sol, épluchage à la main, piétinement. Mesure : plans de travail en nombre suffisant et ajustables en hauteur, four à une hauteur qui facilite la manutention des plats chauds, zones de réception et de stockage accessibles aux chariots, siège assis-debout pour les tâches longues de dressage, alternance des tâches.
  • Coupures : couteaux, trancheuse, mandoline, robot coupe Découpe des légumes et des viandes en série, nettoyage des lames. Mesure : couteaux de bonne qualité adaptés à chaque usage, affûtés régulièrement et salariés formés à l'aiguisage, éplucheurs systématiques, gants anticoupures fournis et portés à l'épluchage et à la découpe, rangement rigoureux des couteaux et des instruments tranchants (coutelières, porte-couteaux), protecteurs des machines toujours en place.
  • Machines : robot coupe, trancheuse, batteur-mélangeur, cutter, machine sous vide Préparation en série au laboratoire, mains près des lames et des parties mobiles, nettoyage. Mesure : protecteurs et arrêts d'urgence vérifiés, machine arrêtée et débranchée avant le nettoyage, consignes affichées près des machines, apprentis mineurs sur ces machines seulement avec la déclaration de dérogation.
  • Incendie et explosion : hotte grasse, friteuse, gaz Graisse accumulée dans la hotte, huile surchauffée, fuite de gaz. Mesure : grilles de hotte nettoyées chaque semaine et démontées chaque mois, nettoyage professionnel des gaines, couverture anti-feu, tuyaux de gaz changés avant péremption, vanne de coupure connue de tous, extincteurs vérifiés chaque année.
  • Produits chimiques : fumées de combustion (gaz, charbon de bois, braises) Grill ou four à bois, appareils au gaz dans une cuisine mal ventilée : monoxyde de carbone. Mesure : hotte et amenée d'air neuf en marche pendant toute la cuisson, détecteur de monoxyde de carbone, entretien annuel des appareils à gaz et des conduits.
  • Poussières et allergies : farine et sucre glace en pâtisserie Pâtes pétries sur place pour la pâtisserie ou le pain, fleurage du plan de travail, sucre glace tamisé : rhinite et asthme. Mesure : pétrin à couvercle, sacs vidés sans secouer, fleurage limité, farine aspirée chaque jour avec un aspirateur adapté plutôt qu'au balai ou à la soufflette.
  • Froid et chaleur : chaleur ambiante en cuisine Coup de chaleur en été devant les fourneaux. Mesure : eau fraîche à disposition, ventilation, pauses pendant les fortes chaleurs.
  • Poussières et allergies : aliments, épices et condiments Réactions cutanées au contact de certains aliments. Mesure : gants adaptés pour les personnes concernées, avis du médecin du travail.

Plonge

Lavage de la vaisselle, des plats et du matériel au retour des prestations

  • Produits chimiques : produits de lavage et dégraissants Remplissage du lave-vaisselle, dégraissage des hottes et des sols. Mesure : gants et lunettes, doseurs automatiques, fiches de données de sécurité affichées.
  • Gestes répétitifs et postures : bacs de plonge et lave-vaisselle Bacs trop profonds, lave-vaisselle posé au sol, vaisselle portée à bout de bras. Mesure : rehausse dans les bacs, lave-vaisselle surélevé, plans à la même hauteur, dessertes à roulettes pour la vaisselle.
  • Poussières et allergies : mains dans l'eau et les détergents Eczéma et irritations des mains à la plonge. Mesure : gants longs adaptés, crème protectrice.
  • Coupures : couteaux et vaisselle ébréchée dans les bacs Couteaux mélangés à la vaisselle sale, verres cassés. Mesure : bac séparé pour les couteaux, vaisselle ébréchée jetée immédiatement.
  • Brûlures : plats chauds et eau très chaude Plats encore brûlants déposés à la plonge, eau chaude en sortie. Mesure : plonge organisée en zones « plats chauds » et « plats froids », température de l'eau limitée.

Réserve et chambre froide

Réception des livraisons, stockage des denrées, des boissons et du matériel de réception, chambre froide

  • Manutention : livraisons des fournisseurs et matériel de réception Cartons de denrées, caisses de boissons et bonbonnes portés jusqu'à la réserve et à la chambre froide, piles de chaises et de tables rangées en hauteur. Mesure : diable ou chariot pour les livraisons, réserve organisée près de la réception, charges lourdes à hauteur de taille, livraisons fractionnées, gants de manutention, formation aux gestes et postures (Prap).
  • Chutes de hauteur : escaliers et étagères hautes Escalier du laboratoire ou du lieu de réception pris les bras chargés, matériel de réception rangé en hauteur. Mesure : main courante, nez de marche antidérapants et visibles, escalier dégagé et bien éclairé, rien de lourd porté dans un escalier sans aide (diable monte-escaliers, monte-charge, portage à deux), escabeau avec garde-corps pour les étagères hautes plutôt qu'une échelle.
  • Froid et chaleur : chambre froide Entrées répétées, risque d'enfermement. Mesure : porte qui s'ouvre de l'intérieur et vérifiée, voyant lumineux extérieur relié à l'éclairage intérieur, salariés informés de l'ouverture intérieure et de l'alarme, vêtements chauds et gants pour les surgelés.

Chargement, transport et installation

Chargement du véhicule, route jusqu'au lieu de réception, déchargement, montage et démontage

  • Manutention : chargement et déchargement du matériel de réception Caisses isothermes, cantines, bacs gastro, vaisselle, tables, chaises et boissons portés du laboratoire au véhicule, puis du véhicule au lieu de réception, souvent sans aide, parfois par un escalier ou sur une pelouse. Mesure : aides à la manutention adaptées (diable, chariots et rolls à niveau constant, transpalette électrique, hayon), stockage organisé près de la zone de chargement pour limiter les déplacements avec port de charge, charges fractionnées et contenants plus petits, accès du lieu repéré avant la prestation (escalier, monte-charge, distance de stationnement) et déchargement au plus près, formation aux gestes et postures (Prap).
  • Déplacements et route : route vers les lieux de réception Trajets en véhicule chargé vers les lieux de réception, parfois loin, retours tard dans la nuit après le démontage et une longue journée, délais serrés, téléphone au volant pour coordonner la prestation. Mesure : véhicules adaptés aux charges transportées, entretenus selon des règles définies avec un signalement des défauts, habitacle séparé du chargement, charges arrimées et réparties, trajets préparés depuis l'entreprise (itinéraire, horaires, temps de pause), aucun appel ni message au volant (communications à l'arrêt), retour de nuit organisé (conducteur reposé, relais ou hébergement sur les longues distances), salariés formés à la conduite en charge et au risque routier.

Réception et service chez le client

Service en salle, sous chapiteau ou en extérieur, bar et buffet, remise en température, relations avec les convives et avec le lieu

  • Horaires et fatigue : réceptions en soirée, week-ends et saison Prestations le soir et le week-end, démontage et retour tard dans la nuit, journées très longues pendant la saison des mariages et les fêtes de fin d'année, horaires irréguliers d'une semaine à l'autre. Mesure : planning connu à l'avance, repos quotidien de 11 heures et repos hebdomadaire respectés entre deux prestations, heures faites après 22 h comptées, et pour un travailleur de nuit au sens de la convention (3 heures après 22 h au moins deux fois par semaine, ou 280 heures par an) pause de 20 minutes dès 6 heures de poste et moyen de transport pour rentrer vérifié, équipes en relais sur les grosses réceptions.
  • Chutes de plain-pied : déplacements sur le lieu de réception Allers-retours longs et fréquents entre la cuisine de prestation, la salle et le véhicule, marches et escaliers, pelouse et graviers, éclairage insuffisant en fin de soirée, câbles et matériel qui encombrent les passages, travail dans l'urgence. Mesure : repérage des lieux avant la prestation (accès, dénivelés, éclairage), zone de préparation installée au plus près de la salle, passages dégagés et câbles fixés au sol, éclairage d'appoint pour le démontage, matériel rangé au fur et à mesure, sols nettoyés et séchés sans attendre, chaussures antidérapantes portées aussi en prestation.
  • Autre : accueil des extras et nouveaux Extras recrutés pour une prestation, qui découvrent le lieu, le matériel et l'équipe le jour même. Mesure : livret d'accueil d'une page, salarié désigné pour accueillir chaque extra, consignes données avant le départ ou à l'arrivée sur le lieu (sols, couteaux, plats chauds, accès et issues), chaussures antidérapantes prêtées dès le premier jour.
  • Électricité : installation électrique du lieu de réception et du laboratoire Rallonges et multiprises pour les fours de remise en température et les armoires réfrigérées sur le lieu de réception, branchements près des points d'eau au laboratoire. Mesure : puissance disponible et prises vérifiées avec le lieu avant la prestation, rallonges adaptées à la puissance et protégées au sol, pas de prise près des points d'eau, contrôle périodique de l'installation du laboratoire, débrancher avant de nettoyer une machine.
  • Chutes de plain-pied : marches, dénivelés et collisions Passages entre la cuisine de prestation et la salle pendant le service, portes, marches et dénivelés du lieu. Mesure : sens de circulation, hublot dans les portes, dénivelés supprimés ou signalés.
  • Froid et chaleur : service en extérieur ou sous chapiteau Soleil et chaleur l'été sous une tente ou dans un jardin, froid, vent et pluie hors saison, cuisine de prestation sous tente mal ventilée. Mesure : eau fraîche à disposition de l'équipe et pauses à l'ombre pendant les fortes chaleurs, tente de cuisine ventilée, tenues adaptées au froid et à la pluie fournies, montage décalé aux heures les moins chaudes.
  • Risques psychosociaux : coup de feu des réceptions, pression temporelle Heure du service imposée par le client, effectif de serveurs sous-dimensionné par rapport au nombre de convives, manque de préparation et d'organisation, manque de communication entre la cuisine, le service et la logistique, extras peu formés. Mesure : nombre de serveurs équilibré avec le nombre de couverts, tâches préparables en amont listées et faites au laboratoire, tâches de chacun définies avant la prestation et confiées selon les compétences, point entre la cuisine, le service et la logistique avant le départ, information claire du client sur les contraintes.
  • Agression : clients alcoolisés ou agressifs Convives alcoolisés en fin de soirée, mariages et soirées d'entreprise, refus de servir, démontage au milieu des invités. Mesure : consigne en cas d'incident, ne jamais rester seul à la fermeture.

Les points à ne pas manquer

  • Selon l'Assurance maladie (INRS ED 6440), plus de 40 % des accidents des traiteurs organisateurs de réceptions sont liés aux manutentions manuelles et 26 % aux coupures ; un accident coûte en moyenne 73 jours d'arrêt, une maladie professionnelle 233 jours, et la profession perd 75 000 journées de travail par an.
  • L'INRS retient quatre risques principaux pour le métier (ED 6440) : les chutes, les douleurs au dos, les coupures, et le stress et la pression temporelle du coup de feu.
  • Le dos : l'absence d'aides à la manutention (diable, chariots, tables roulantes), des zones de réception et de stockage inadaptées ou inaccessibles à ces aides, et des plans de travail non ajustables à la taille des salariés (page métier INRS). L'INRS recommande des plans de travail en nombre suffisant et réglables, des aides à la manutention (diable, transpalette électrique, chariots à niveau constant), un four à hauteur des plats chauds et un stockage qui limite les déplacements avec port de charge (ED 6440).
  • Les chutes : sols de cuisine glissants ou souillés, déplacements longs et fréquents entre des zones d'activité éloignées, dénivellations (marches, escaliers), éclairage insuffisant, espaces encombrés, travail dans l'urgence (page métier INRS) ; sols propres, secs et dégagés, revêtement antidérapant, évacuation des eaux de lavage et chaussures antidérapantes fournies et portées (ED 6440).
  • Les coupures : couteaux mal entretenus ou mal rangés, machines sans protecteur, personnel peu formé (page métier INRS) ; couteaux adaptés et aiguisés, éplucheurs, gants anticoupures à l'épluchage et à la découpe, rangement rigoureux (ED 6440).
  • Le stress : effectif de serveurs sous-dimensionné par rapport au nombre de convives, manque de préparation et d'organisation, manque de communication entre les équipes, formation insuffisante (page métier INRS) ; équilibrer serveurs et couverts, lister ce qui se prépare en amont, définir les tâches de chacun et les confier selon les compétences (ED 6440).
  • La route : le risque routier en mission est un risque professionnel à évaluer dans le document unique comme les autres (INRS ED 6352). Téléphoner au volant, même en mains libres, multiplie le risque d'accident par 3, lire ou écrire un message par 23 ; lors d'un choc frontal à 50 km/h, une charge de 2,5 kg non arrimée pèse l'équivalent de 220 kg ; le véhicule est un outil de travail, adapté à la charge, entretenu, avec l'habitacle séparé du chargement.
  • Les horaires décalés et atypiques et le travail isolé favorisent les troubles du sommeil et la baisse de vigilance (INRS ED 4467) : les retours de nuit après le démontage s'organisent.
  • Les salariés de 18 à 24 ans ont près de deux fois plus d'accidents que l'ensemble des salariés, et près d'un quart des accidents touchent des salariés de moins d'un an d'ancienneté (INRS ED 4467) : l'accueil des nouveaux, des apprentis et des extras est un vrai levier.
  • Les extras et nouveaux arrivants doivent être accueillis et informés des risques avant leur premier service.
  • La hotte encrassée de graisse est une cause majeure d'incendie.
  • Les produits de nettoyage dégraissants sont souvent corrosifs.

Et sans document unique ?

  • Jusqu'à 4 000 € d'amende par salariéL'amende administrative de l'inspection du travail, depuis la loi du 25 juin 2026, en plus de l'amende pénale. Les sanctions
  • Une cotisation accidents du travail majoréeAprès une injonction de la Carsat restée sans suite : 25 %, puis 50 %, puis 200 % de plus, et plus de subvention tant qu'elle court. Le contrôle de la Carsat
  • La faute inexcusable après un accidentLe document unique est la première pièce demandée : sans lui, difficile de montrer que le risque était pris en compte, et la caisse récupère auprès de l'employeur ce qu'elle verse à la victime.
  • Pas de subvention pour votre matérielLes subventions Prévention de l'Assurance Maladie demandent, parmi leurs conditions, un document unique réalisé et à jour : sans lui, l'achat reste entièrement à votre charge. Les subventions

Questions fréquentes

Le document unique est-il obligatoire pour un traiteur ?

Oui, dès le premier salarié, apprenti compris. Sans document unique, l'inspection du travail peut infliger jusqu'à 4 000 € d'amende par salarié concerné depuis la loi du 25 juin 2026.

Le document unique donne-t-il droit à des aides ?

Oui : les subventions Prévention de l'Assurance Maladie demandent, parmi leurs conditions, un document unique réalisé et à jour. Pour un traiteur, elles financent jusqu'à 70 % de certains équipements (rolls et chariots à niveau constant…), sur facture et dans la limite des budgets de votre caisse régionale.

Combien de temps faut-il pour faire le document unique ?

10 à 15 minutes avec TPE à jour : des questions simples sur votre traiteur, par messages, sur votre téléphone ou votre ordinateur. Le document est rédigé à partir de vos réponses.

Combien coûte le document unique ?

49 € HT. L'aperçu de l'évaluation de vos risques est gratuit : vous ne payez que si elle vous convient.

Faut-il le mettre à jour chaque année ?

Chaque année à partir de 11 salariés. Pour toutes les entreprises, à chaque changement important : nouvelle machine, travaux, accident, nouvel apprenti.

Pour aller plus loin : camion, route et coup de feu : les risques d'un traiteur organisateur de réceptions, les subventions de l'Assurance Maladie, le document unique est-il obligatoire ?, quelle amende sans document unique, comment faire son document unique.

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